Ruines de Cavrenne

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Localisation

Le site

Au lieu-dit du même nom, les ruines de Cavrenne se dressent sur un splendide abrupt rocheux (al penne) surplombant la Lesse d'une centaine de mètres. Comprises dans le domaine du château de Walzin (200 mètres à vol d'oiseaux, elles disparaissent derrière une ceinture boisée.

Un fossé sec formant éperon barré sépare les ruines du plateau vers l'EST, ce fossé est en partie remblayé par les décombres amassés du DONJON.

De l'ancienne forteresse subsistent le point d'accès, vers le nord-est, et, sur une faible portion de leur tracé, les FORTIFICATIONS très abaissées; jouxtant l'entrée, l'énorme volume du donjon émerge sur le flanc nord.

Epaisseur des murs: 1,70 à 3,30 m - Hauteur maximale conservée: ± 13 m

                                                                            

Histoire

Les sources sont, hélas, peu loquaces et les articles de fond inexistants. La première mention connue remonte à 1235 lorsqu’un dénommé WALTHERE, chevalier et seigneur de Kevrein possédant maison et château fort de Walesin, fait don de son alleu au prince évêque de Liège qui l’inféode en retour…

Apparaissant davantage comme une forteresse étatique, Cavrenne constitue peut-être le siège primitif de Walzin (déplacé par la suite sur le site de l’actuel château) dont le suzerain liégeois ordonne la destruction vers 1489. L’hypothèse suscite toutefois d’évidents problèmes de chronologie et d’interprétation, Cavrenne pouvant avoir été rasé en 1554 au plus tard par les troupes d’Henri II, lors du conflit opposant le roi de France à Charles Quint.

                                                                         

Certains attribuent aux romains le tour qui aurait pu servir pour correspondre par signaux et feux, du camp de Haute Racine (Furfooz) d’un côté, à celui de Dinant de l’autre.

Le nom de Cavrenne a souvent varié: d’abord Kevreyn, Kevrenne, Cavraine, Caudrienne et enfin Cavrenne.

D’autres attribuent ces ruines aux TEMPLIERS. Ce n'est pas impossible car Gérard de Villers était commandeur de cet ordre, il a résidé à Villers en Condros et y est décédé le 28 février 1274.

 Il n’est pas impossible qu’il s’agisse d’une de ces commanderies fantômes, retournées à leurs donateurs après le Concile de Vienne, dont nous trouvons d’autres exemples à Falaën et à Foisches.

En enlevant les décombres qui remplissaient l'intérieur de la ruine, une certaine quantité de fers de javelots et de flèches ont été retrouvé.

 

Sources

Donjons médiévaux de Wallonie

Liège et Meuse – Mystérieux – Les templiers

Pascal Saint Amand (Service patrimoine – Dinant) - Feu Jacques Olivier (Service patrimoine – Dinant)

Michel Coleau (Conservateur des Archives Communales)

 

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